La notion d'expérience d'après William James

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Georg, 1913 - 221 pages

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Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 123 - ... inerte comme les termes qu'il maintient unis. Empirisme et dogmatisme s'accordent, au fond, à partir des phénomènes ainsi reconstitués, et diffèrent seulement en ce que le dogmatisme s'attache davantage à cette forme, l'empirisme à cette matière. L'empirisme, en effet, sentant vaguement ce qu'il ya d'artificiel dans les rapports qui unissent les termes entre eux, s'en tient aux termes et néglige les rapports. Son tort n'est pas de priser trop haut l'expérience, mais au contraire de...
Page 183 - Il arrive à se rendre compte que ce moi supérieur fait partie de quelque chose de PLUS GRAND que lui, mais de même nature ; quelque chose qui agit dans l'univers en dehors de lui, qui peut lui venir en aide, et s'offre à lui comme un refuge suprême quand son être inférieur a fait naufrage.
Page viii - La preuve originaire des vérités nécessaires vient du seul entendement, et les autres vérités viennent des expériences ou des observations des sens. Notre esprit est capable de connaître les unes et les autres, mais il est la source des premières; et, quelque nombre d'expériences particulières qu'on puisse avoir d'une vérité universelle, on ne saurait s'en assurer pour toujours par l'induction, sans en connaître la nécessité par la raison.
Page 123 - ... opéré en vue des exigences de la vie pratique, il n'a pas suivi les lignes intérieures de la structure des choses : c'est pourquoi l'empirisme ne peut satisfaire l'esprit sur aucun des grands problèmes et même, quand il arrive à la pleine conscience de son principe, s'abstient de les poser. Le dogmatisme découvre et dégage les difficultés sur lesquelles l'empirisme ferme les yeux ; mais, à vrai dire, il en cherche la solution dans la voie que l'empirisme a tracée. Il accepte, lui aussi,...
Page viii - D'où puise-t-elle tous ces matériaux qui sont comme le fond de tous ses raisonnements et de toutes ses connaissances ? A cela je réponds, en un mot, de l'expérience : c'est là le fondement de toutes nos connaissances; et c'est de là qu'elles tirent leur première origine.
Page 17 - J'entends par Dieu un être absolument infini , c'est-à-dire une substance constituée par une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie.
Page 174 - ... duty for those who stand outside of them to accept their revelations uncritically. (3) They break down the authority of the non-mystical or rationalistic consciousness, based upon the understanding and the senses alone. They show it to be only one kind of consciousness. They open out the possibility of other orders of truth, in which, so far as anything in us vitally responds to them, we may freely continue to have faith.
Page 201 - La toute première sensation d'un enfant est pour lui le monde extérieur ; et l'univers tel qu'il arrive à le connaître plus tard, n'est qu'un développement de ce premier et très simple germe, enrichi d'apports ultérieurs du dehors et du dedans, et devenu si énorme, si complexe et si différencié que l'on ne peut plus se ressouvenir de son premier état. Comment, en effet, exprimer l'éveil muet d'une conscience à la présence d'un premier objet ? Et quel objet !
Page 210 - Ne sourit que pour nous railler! Rien n'est vrai, rien n'est faux; tout est songe et mensonge! Illusion du cœur qu'un vain espoir prolonge! Nos seules vérités, hommes, sont nos douleurs! Cet éclair dans nos yeux que nous nommons la vie, Étincelle dont l'âme est à peine éblouie, Qu'elle va s'allumer ailleurs!
Page 10 - Life is one long struggle between conclusions based on abstract ways of conceiving cases, and opposite conclusions prompted by our instinctive perception of them as individual facts.

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