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Les premières observations faites en mars 1921, montrèrent un effet positif, semblable à celui qui serait produit par un véritable vent d'éther correspondant à une vitesse relative de la terre et de l'éther d'environ 10 kilomètres par seconde. Cependant avant d'annoncer ce résultat, il sembla nécessaire d'étudier toutes les causes qui pourraient produire un déplacement des franges d'interférence semblable à celui causé par le vent d'éther.

Les causes envisagées étaient les déformations magnétiques du bâti en acier de l'interféromètre et l'effet de variation de la température extérieure.

Pour éliminer cet effet, toutes les parties de l'interféromètre furent complètement recouvertes de plaques de liège épaisses d'environ 1 pouce.

Cinquante séries d'observations furent faites dans ces conditions et montrèrent un déplacement périodique des franges égal à celui des observations précédentes.

Au cours de l'été 1921, le bâti en acier de l'interféromètre fut remplacé par un bâti en béton armé de tiges de cuivre, de façon qu'il pût flotter sur le mercure.

On utilisa uniquement des métaux non magnétiques et l'on s'arrangea pour réduire notablement l'influence des changements de température.

L'on fit en décembre 1921, 42 séries d'observations avec l'interféromètre non magnétique.

Elles montrèrent encore un effet positif du vent d'éther tout à fait comparable à celui relevé au cours des observations d'avri 1921.

L'on fit, également à cette époque, varier considérablement les conditions de l'expérience. L'on fit tourner l'interféromètre dans le sens des aiguilles d'une montre et en sens inverse, en augmentant et diminuant la vitesse de rotation, même en inclinant très fortement l'interféromètre en chargeant l'une de ses extrémités.

On fit les observations et les lectures dans des conditions très diverses, mais les résultats ne furent affectés en rien pardes modifications.

L'appareil fut ensuite renvoyé au Laboratoire de Cleveland

Pendant les années 1922 et 1923, l'on fit de nombreux essais dans des conditions variées que l'on pouvait contrôler et en modifiant de beaucoup de manières la disposition des différentes parties de l'appareil.

L'on se servit de prismes et de miroirs de façon à pouvoir placer la source lumineuse en dehors du Laboratoire.

L'on essaya même un dispositif optique permettant d'observer les franges d'interférence au moyen d'une lunette fixe.

L'on essaya d'enregistrer le phénomène au moyen d'une chambre cinématographique ; on utilisa différentes sources lumineuses, y compris la lumière solaire et celle de l'arc électrique.

Pour finir, l'on s'en tint à l'observation des franges au moyen d'une lunette astronomique de 50 grossissements et dont l'objectif avait une ouverture de 5 pouces.

L'on adopta comme source lumineuse un phare à acétylène, du genre de ceux utilisés pour les automobiles.

L'on fit une longue série d'expériences pour déterminer l'influence des changements de température de l'atmosphère ambiante L'on essaya différents revêtements isolants pour le socle de l'interféromètre et pour les tubes parcourus par les rayons lumineux. Ces expériences prouvèrent que sous les conditions normales d'observations effectuées, le déplacement périodique ne pouvait pas être attribué à des changements de température.

Ces longues recherches de laboratoire démontrèrent que l'effet périodique par tour entier de l'interféromètre rapporté dans la note préliminaire sur les observations du Mont Wilson était un résultat géométrique inévitable de l'ajustement des miroirs lorsque l'on utilise des franges de largeur finie et que cet effet ne disparaît que pour des franges d'une largeur in finie suivant la théorie simple de l'expérience.

En juillet 1924, l'interféromètre fut replacé sur le Mont Wilson et monté dans une nouvelle station où les conditions de température étaient plus favorables que celles rencontrées en 1921.

L'on donna également au Laboratoire abritant l'appareil, une autre orientation.

Les expériences montrèrent de nouveau un effet positif correspondant à celui relevé au cours des expériences antérieures.

L'on recommença, en mars 1925, une nouvelle série d'observations qui furent continuées jusqu'aux environs du mois d'avril. Pendant ce temps, 1.600 mesures furent effectuées en 35 séries différentes.

L'on introduisit également au cours de ces observations des modifications nombreuses dans la disposition des différentes parties de l'interféromètre et dans les méthodes d'observation.

Le résultat resta constamment le même. Pendant la dernière période des observations, les conditions furent exceptionnellement favorables. Parfois régna un brouillard qui rendait la température très uniforme.

Quatre thermomètres de précision étaient fixés à l'extérieur du Laboratoire.

A plusieurs occasions, les variations extrêmes de température ne dépassaient pas 1/10 de degré et souvent elles étaient inférieures à 4/10.

Ces variations n'affectaient en rien le déplacement périodique des franges d'interférence.

Les observations d'avril 1925 donnèrent des résultats à très peu de chose près, identiques à ceux d'avril 1921, bien que l'interféromètre eût été complètement reconstruit, que la source lumineuse et le système d'illumination fussent différents, que l'on utilisât des méthodes d'observation différentes et que l'appareil fût monté dans une nouvelle station et dans un Laboratoire différemment orienté.

La lecture de l'interféromètre donne directement, par analyse harmonique (effectuée au moyen de l'analysateur harmoniquemécanique) la direction et la grandeur du vent d'éther.

Il n'y a aucune correction, d'aucune espèce, à faire aux valeurs observées. Chaque lecture effectuée a été inscrite avec sa valeur exacte. Aucune observation n'a été éliminée parce qu'elle semblait trop faible; aucune ajoute n'a été faite pour modifier les résultats, puisque l'on ignorait totalement ce que pourraient être ces résultats.

Nous ajouterons que, au moment où l'on fait les lectures, il est absolument impossible aux observateurs de se former la moindre idée s'il y a périodicité, et à plus forte raison, concernant la direction ou l'importance de la périodicité.

Le critérium de ces observations est de savoir si elles apportent la preuve d'une indication rationnelle et complètement certaine du mouvement régulier du système solaire dans l'espace, combiné avec le déplacement de la terre sur son orbite et sa rotation journalière sur son axe.

Il existe une relation caractéristique pour une latitude déterminée, entre la direction observée pour le vent d'éther et le temps sidéral de l'observation.

Les observations faites à des temps sidéraux différents doivent donner de différentes directions et toutes les observations faites au même temps sidéral et à la même époque doivent donner les mêmes directions.

Une solution graphique préliminaire des observations montre que ces conditions sont remplies.

Il est à peine nécessaire de dire que la détermination du mouvement absolu du système solaire, basé sur les observations de l'interféromètre, est d'une grande complexité.

Le professeur J.-J. Nassau de la Faculté de Mathématiques et d'Astronomie de la Case School of Applied Sciences et le Dr G. Stromberg, appartenant au personnel du Laboratoire du Mont Wilson, nous ont largement aidés pour réaliser l'analyse mathématique des phénomènes et ont effectué la solution de différentes parties du problème, ainsi que la solution complète du problème général. Les calculs numériques prendront plusieurs mois de travail continu. Ils sont poussés activement.

CONCLUSION

Les expériences sur le vent d'éther, effectuées au Mont Wilson, durant les quatre dernières années de 1921 à 1925, amènent à la conclusion qu'il existe un déplacement des franges d'interférence tel qu'il serait produit par un mouvement relatif de la terre et de l'éther à cet observatoire, et d'environ 10 kilomètres par seconde, soit donc à peu près le 1 /3 de la vitesse de la terre sur son orbite.

Par comparaison avec les expériences précédentes de Cleveland, cela montre un entraînement partiel de l'éther par la terre, entraînement qui décroît avec l'altitude.

Il est probable que si l'on réexaminait les observations faites à Cleveland, à ce point de vue, on trouverait qu'elles concordent avec la proposition émise ci-dessus et qu'elles apporteraient la conclusion que l'expérience de Michelson et Morlay ne donne pas et n'a probablement jamais donné un résultat exactement nul.

Les calculs qui sont en train, donneront des indications définitives concernant le mouvement absolu du système solaire dans l'espace.

INDEX DES NOMS CITÉS

ALEXANDER (H. B.), 282.
ALEXANDRE D'APHRODISIAS,

191.

ALEXANDRE VII, 152.
ARCHIMEDE, 180.
ARISTOPHANE, 127.
ARISTOTE, 5, 17, 24, 45, 50, 54,
69, 70, 74, 88, 95. 114, 115,
120, 127, 138, 176, 182, 187,
188, 190, 191, 194, 195, 196,
200, 201, 267, 268, 289, 308,
312, 321, 329, 332, 333, 334,
338, 340.
ARIUS, 48.
AUDIFFRENT, 312.

AUGUSTIN (Saint), 80, 81, 91,
145.
AVERROBS, 24.

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BOEHME (Jacob), 271.
BOREL (Émile), 218, 219.
BOUASSE (H.), 231, 232, 233;
364.

BOURDEAU, 263, 280.
BOURQUIN (Constant), 336.
BOUSSINESQ, 257.
BOUTROUX, 263, 317.
BRADLEY, 266.
BREMOND, 155, 156.
BRILLOUIN (Léon), 364.
BUTLER (Samuel), 339.

CAJETAN, 34, 48, 50, 52, 54, 55,
62. 64, 66, 70, 71, 106, 114,
125, 127, 175, 182, 188, 274,
322.
CALVIN, 294.

CAMPBELL, 365.

CANO (Melchior), 195.

CATHERINE DE SIENNE (Sainte),

165.
CAUCHY, 233,
CÉZANNE, 316.

CHATEAUBRIAND, 167.
CHESTERTON, 287.

CHEVALIER (Jacques), 152.
CLERISSAC (R. P. Humbert), 156,
COMTE (Auguste), 36, 287, 311,
313.

CONDORCET, 161.
COPERNIC, 192, 249.
COURVOISIER, 365.
COUTURAT, 200.
CRATYLE, 45.

CROZE (François), 230, 232,
242, 346,

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